“Consulter un psy, c’est pour les fous ou pour les faibles”. “Je n’ai pas besoin de payer pour qu’on m’écoute”. “C’est passager, ça va aller”. Ou encore “Ce n’est pas du tout pour moi”.

Même si de plus en plus de personnes se familiarisent avec les thérapies, celles-ci souffrent encore de préjugés tenaces. Ces préjugés empêchent les personnes de commencer une psychothérapie pour de mauvaises raisons. Tentative de démystification.

Psychothérapie. Au delà des préjugés
Vaincre les préjugés concernant la psychothérapie

Préjugé 1: les psychothérapies sont réservées aux faibles

Nous avions déjà évoqué ce sujet dans l’article “pourquoi consulter un psychologue” mais les raisons de consulter sont nombreuses.

Suivre une thérapie c’est accepter d’être accompagné dans le travail de soi. Avancer dans la résolution et la compréhension de ses difficultés. Il s’agit de devenir son propre coach. De développer ses propres outils.

Malheureusement, la plupart des gens entament une psychothérapie dans l’urgence, lorsque aucune autre solution n’est envisageable. On fait rarement appel à un psy pour désamorcer un début de mal-être. Or c’est justement quand on est plus serein que l’on est plus apte à commencer une psychothérapie. La sérénité permet de travailler sur les véritables problèmes de fond.

Si l’on s’autorise une comparaison avec la médecine de corps, c’est comme si le patient ne décidait de consulter un docteur qu’à partir du moment où ils se trouvent au bord des soins intensifs.

Préjugé 2: chaque psychothérapeute adopte la même approche

Il ne peut pas y avoir de psychologie universelle. D’abord parce que nous sommes tous différents. Ensuite parce que les psys envisagent le fonctionnement humain de diverses manières. Par conséquent, il existe différentes approches pour traiter la souffrance psychique.

Pour ce premier article sur le sujet, nous nous concentrons sur les trois grandes orientations. Ceci ne veut bien sûr pas dire que les autres méthodes ne sont pas dignes d’intérêt.

La psychanalyse

La psychanalyse, dont le père est Sigmund Freud, se fonde sur l’idée que la souffrance psychique résulte du passée et de l’inconsient. Ces souffrances sont souvent en lien avec l’enfance du patient.

Dans ce processus de psychothérapie, il s’agit de penser et de verbaliser les vécus anxiogènes, douloureux, ou honteux plutôt que de les évacuer.

La méthode systémique

Cette approche considère que le patient résulte de ses interactions avec son entourage. Le psychothérapeute accorde donc une importance particulière aux différents systèmes (environnement familial, professionnel, social, etc. ) dont la personne fait partie.

Chaque système influence la personne. En évoluant dans différents contextes, des difficultés peuvent apparaître au niveau relationnel, ce qui peut créer tensions, angoisses, mal-être. Un problème commun à la famille ou à un groupe est défini et des solutions conciliant au mieux les attentes de chacun sont recherchées. Cette approche est souvent utilisée en thérapie familiale

La méthode cognitivo-comportementale

Dans ce type de thérapie, on apprend à travailler sur nos comportements destructeurs. On fixe un (ou plusieurs) objectifs à atteindre et on s’y attaque pas à pas. Pour ce faire, le thérapeute assigne au patient des exercices et des tâches précises.

Cette méthode est une véritable collaboration entre le thérapeute et son patient. Pour identifier clairement le comportement problématique. Mais également pour développer et exercer de nouveaux comportements plus adéquats.

Conclusions et enseignements

  1. Vous hésitez peut-être à commencer une psychothérapie mais vous entendez des gens autour de vous partager leurs expériences. Vous vous dites alors “ce n’est pas du tout pour moi”. Gardez bien en tête que l’approche adoptée sera différente d’un psychologue à l’autre, d’une personne à l’autre. L’expérience d’une personne ne sera pas forcément représentative de la vôtre.
  2. Si votre premier contact avec un psychologue vous a déçu, ne tirez pas de conclusions trop hâtives et n’abandonnez pas tout de suite la thérapie. Il est parfaitement possible que son approche ne vous convienne pas. Mais cela ne veut pas dire qu’une autre approche ne pourra pas vous aider. Prenez donc le pli d’aller voir un autre psychologue avant d’abandonner complètement.

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