La plupart des gens font l’expérience d’un traumatisme au cours de leur vie. Cela se termine sans conséquence à long terme. Cependant, pour des millions de personnes, des symptômes qui interfèrent dans la vie quotidienne persistent: flash-back, cauchemars ou pensées négatives. 

Ces phénomènes, appelés Troubles de Stress Post-Traumatique (ou TSPT) sont un dysfonctionnement de certains mécanismes biologiques qui nous permettent normalement de surmonter ces expériences dangereuses. Ils ne doivent pas être considérés comme un échec personnel.

Comment notre cerveau gère normalement les grandes épreuves de la vie

Pour comprendre le TSPT, nous devons d’abord comprendre comment le cerveau gère les épreuves telles que la mort d’un être cher, la violence domestique, la maladie, la maltraitance, le viol, la guerre ou un accident.

Ces événements peuvent engendrer des sentiments de danger qui activent des systèmes d’alarme au sein du cerveau. Quand cette alarme se déclenche, une partie de votre cerveau envoie des signaux au système nerveux parasympathique (le réseau qui communique avec les glandes surrénales et les organes internes pour réguler les fonctions du rythme cardiaque, de la digestion et de la respiration).

Ces signaux déclenchent une cascade de réactions chimiques qui inonde le corps de plusieurs hormones différentes, causant des changements physiologiques qui préparent le corps à se défendre lui-même. Notre rythme cardiaque s’accélère, notre respiration aussi, et nos muscles se tendent.

Retour à la normale. Ou pas

Même lorsque la crise est terminée, les hauts taux d’hormones du stress peuvent persister plusieurs jours, amenant de la nervosité, des cauchemars, et d’autres symptômes. En général, ces expériences disparaissent après quelques jours, le temps que le taux d’hormone se stabilise. Pour un faible pourcentage des gens traumatisés, les problèmes persistent. Ils disparaissent parfois temporairement avant de refaire surface quelques mois après.

Ces symptômes se divisent souvent en 4 catégories :

  1. Pensées intrusives, comme des rêves ou des flash-back
  2. Évitement des souvenirs du traumatisme
  3. Pensées et sentiments négatifs: peur, colère, culpabilité,
  4. Symptômes « réactionnels » comme l’irritabilité et les troubles du sommeil.

Tout le monde n’a pas tous ces symptômes, ou ne les vit pas de la même façon ou au même niveau. Lorsque les problèmes durent plus d’un mois, le TSPT est souvent diagnostiqué. La génétique, un stress permanent et intense, et beaucoup d’autres facteurs de risque comme les troubles mentaux préexistants ou le manque de soutien émotionnel jouent un rôle lorsque l’on détermine qui aura un TSPT.

Le problème majeur d’un trouble de stress post-traumatique, est la sensibilité aux déclencheurs physiques et émotionnels que le cerveau associe avec le traumatisme original. Il peut s’agir de sensations du quotidien qui ne sont pas dangereuses en elles-mêmes mais qui provoquent des réactions physiques et émotionnelles puissantes. L’odeur d’un feu de camp peut par exemple évoquer le souvenir d’un incendie. Pour quelqu’un souffrant de TSPT, ce souvenir active la même cascade neuro-chimique que l’événement original. Ce qui a pour conséquence de fait resurgir les mêmes sentiments de panique et d’impuissance. Comme s’il revivait à nouveau le traumatisme. 

Essayer d’éviter ces déclencheurs, qui sont parfois imprévisibles, peut mener à l’isolement.

Les solutions

Si vous pensez souffrir de TSPT, la première étape est une évaluation par un professionnel de la santé mentale, qui peut vous diriger vers de nombreuses ressources disponibles. La psychothérapie peut être très efficace contre le TSPT, aidant les patients à mieux comprendre leurs déclencheurs. Certains traitements comme la méditation ou l’activité physique peuvent rendre les symptômes plus supportables.

Que faire si vous remarquez des signes de TSPT chez un ami ou membre de la famille ? Le soutien social et l’empathie sont les clés pour l’aider à guérir. Faites-lui savoir que vous croyez ce qu’il vit, et que vous ne le blâmez pas pour ses réactions. Si la personne est ouverte, encouragez-la à demander une évaluation et un traitement.

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